Finalement invisible depuis l'espace, malgré les dires d'astronautes américains, "le dragon de dix mille lis" ondule sur les crêtes des sommets montagneux au nord de Pékin.
Construite en 200 petites années sous la dynastie Ming (1368-1644), son but premier était défensif. L'ennemi mongol étant à 200 kilomètres de là, il fallait s'en prémunir. Donc pour cela, rien de tel qu'une muraille longue (mais discontinue ... Quelle erreur !) de 6259 kilomètres, construite en pierres et briques, haute de 8 mètres, large de 6 et possédant un nombre vertigineux de portes, de forteresses et de tours de guets. Pour la main d'oeuvre, ce sera des forçats travaillant, vous l'imaginez bien, dans des conditions exécrables. Pas loin d'un million d'ouvriers seraient morts au cours de l'édification. J'ai toujours du mal à comprendre quelle folie peut pousser certains hommes à vouloir faire bâtir de tels édifices de cette manière. La construction achevée, un million de soldats est mobilisé sur la muraille et communiquent entre eux de tour de guet à tour de guet par des signaux de fumée pour demander des renforts en cas d'approche de l'assaillant : 100 soldats pour chaque signal de fumée émis. Mais le rôle défensif de la muraille faillit puisque Genghis Khan profite de sa discontinuité et envahit la Chine. Son petit-fils Koubilai achevera le travail quelques décennies plus tard.
Par la suite, la muraille sera utilisée comme une voie de commerce privilégié entre l'est et l'ouest. Puis au cours du XIXème siècle, son utilisation déclinera et ses pierres serviront aux villageois pour construire leur ferme. Après la mort de Mao, de grands tronçons de la muraille seront progressivement réhabilités et restaurés.
Aux alentours de Pékin, il est possible d'en visiter plusieurs : Badaling : la plus rénovée et la plus facilement accessible, elle perd certainement de son authenticité mais attire de très très nombreux touristes ; Mutianyu : parfaitement restaurée, plus sauvage et assez escarpée ; Huanghuacheng : seul tronçon de la muraille surplombant un lac, Jinshanling : un tronçon partiellement rénové permettant au bout de 10 kilomètres de rejoindre Simatai (fermée et sous haute protection - gardes et caméras thermiques).
Au départ, je voulais faire Jinshanling et Huanghuacheng mais Pékin regorgant de choses à voir, l'accessibilité en transports n'étant pas toujours optimale (j'en apprendrai davantage sur ce point-là quelques jours plus tard) et l'ascension de la muraille sous 35 degrés étant un peu éprouvante, je ne ferai que Jinshanling.
Excursion proposée par l'auberge via une agence, j'opte pour cette formule. Un groupe d'une petite dizaine de personnes dont aucun chinois et c'est parti pour 3 heures de route en direction du nord de Pékin, il nous en faudra déjà quasiment deux et demi pour sortir de l'agglomération.
Le bus nous laisse sur un parking et nous reprendra sur un autre, à nous de faire le chemin entre les deux. L'agence prévoit 3 heures de marche mais c'est un peu court, j'aurai bien aimé en avoir une ou deux de plus voir davantage bien qu'il fasse très chaud et que mon tee-shirt va bientôt ne faire plus qu'un avec ma peau. L'impressionnante et imposante muraille se dévoile au fur et à mesure, enfin plus exactement les nuages, cumulo nimbus et autres pollulolimbus, la dévoile. Elle semble ne faire qu'un avec les montagnes. Qui suit qui ? Des milliers de marche à monter, d'autres à descendre, des tours de guets dans lesquelles souffler, se mettre à l'ombre, acheter une bouteille fraîche ou glacée. Car revers de la médaille d'un tel pôle tourisitique, ce sont les marchands ambulants qui n'hésitent pas monter des congélateurs sur la muraille.
Le début de la marche se passe sur une partie rénovée puis les dernières tours de guet sont bien abîmées, les murets parfois absents, le tout pouvant laisser la végétation prendre le dessus. Un peu plus de marcheurs sur la première partie, ils ont laissé leur voiture au parking et feront l'aller-retour. Il n'y a pas grand monde, on est assez loin de la foule de Badaling.
Puis il faut redescendre et retrouver l'ambiance de la ville,










Oh génial des photos sans personne ��
RépondreSupprimerOn est loin des images bondées de monde qu'on peut voir à la télé c'est cool!
Olivia trouve ton clown trop rigolo !
Bisous
La foule c'est à Badaling !!! Je n'ai pas encore trouvé de nom à mon compagnon de route, il me faudrait un nom sino-mongol sinon j'ai pensé à "Simon Gol".
RépondreSupprimerExcuse moi pour citer une grande philosophe française je dirais que tu as atteint "la bravitude"! bisous et à très vite pour la suite ... de la muraille?
RépondreSupprimer"Je marche seule ......" 🎵🎵🎵. Pas mal après l'effervescence de Beijing ;-). Quelles sensations tu dois voir apparaître face à cette immensité ! Superbe
RépondreSupprimerAdresse bon petit restau à Pekin: le "No name"��n1 ,Da jinsi Hu Tong. Tel 83283061.
RépondreSupprimerXie Xie ni Celine,de réactiver ma mémoire à long terme���� As-tu visiter le temple des nuages blancs?la maison du poete Guo Muoro peu de monde,et aussi très beau pt de vue sur la Cité depuis la colline au charbon"jingshan Gongyuan"=parc de la Contemplation.Ces endroits sont (étaient )plus calmes ...zai jian!