mardi 28 juin 2016

Remettre les pieds à l'étrier,


Quasiment un an s'est écoulé depuis mon dernier article. Et un peu plus d'un mois me sépare de mon prochain voyage.
Mais comme, il faut bien l'avouer, écrire sur ce blog me manque, j'y remets les pieds afin de ne pas trop perdre la main avec une semaine passée en Espagne au mois de mai 2016. 
Destination le nord du pays entre Navarre et Pays Basque, entre villes et désert.

Pampelune, 
J'arrive à Pampelune en milieu d'après-midi. Centre-ville bloqué pour cause de semi-triathlon, la ville est pleine de badauds encourageant derrière des barrières les coureurs du jour. Sac au dos, je croise dans les rues étroites d'autres sportifs, de la marche ceux-là et détendeurs d'une coquille Saint-Jacques ; Pampelune figure sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. 

Jolie surprise que Pampelune que je ne connaissais que pour ses courses de taureaux dans les rues et la Tomatina, lancer de tomates sur la place principale de la ville. Je trouve la ville agréable avec ses rues étroites, ses façades colorées, ses balcons, avec ou sans verrières. Ville sportive, j'y vois le week-end où j'y suis : un semi-marathon, une compétition de rollers et une autre course le lendemain. 
Le soir tombé, les rues se remplissent de jeunes et de trois fois plus de bières, le tout assis à même le sol. Ici la coupe de cheveux réglementaire quand t'es un garçon c'est la muleta autant dire qu'il vaut mieux être une fille. 

Une nuit passée dans une auberge de pélerins et le lendemain départ pour Tudela, une petite ville 80 kilomètres plus au sud qui me servira de point de départ pour ce que je suis venu voir : le désert des Bardenas.












Tudela, 
Arrivée en début d'après-midi à Tudela, je sillonne la ville le long de son boulevard principal voire unique pour trouver mon hôtel. J'y débarque vers 14h30 en plein service de midi. 
Une visite dans la ville pour le reste de la journée et la soirée. Petit centre historique avec un dédale de rues pavées, je m'y perds et reperds à la nuit tombée. Des beaux bâtiments et une très belle place centrale, un joli panorama. Plusieurs murs sont recouverts de fresques dont une particulièrement attire mon oeil, elle me fait penser à celles vues l'an passée à Valparaiso, le symbole sur la fresque et le style de peinture ne me semblent pas inconnus. Après quelques recherches sur internet, l'artiste, C215, est français et officie un peu partout ... sauf à Valparaiso. C'est donc sur un mur parisien que j'ai déjà vu sa marque. 

Nous sommes dimanche, demain c'est lundi de Pentecôte. Nous sommes en Espagne, pays catholique. Un petit souffle de panique m'emplit. Pourrais-je louer une voiture pour aller au désert des Bardenas ? On m'assure que oui à la réception de l'hôtel. 
Un nuit de sommeil plus tard, direction le loueur de voiture et le prix annoncé me refroidit quelque peu. Retour au centre-ville et à l'office du tourisme. Mis à part la voiture, pas beaucoup d"autres alternatives pour atteindre le désert : un bus toutes les heures qui me déposerait dans un village à 5 kilomètres de l'entrée, resterait alors la question de rallier l'entrée du parc : louer un vélo (encore faut-il qu'il y en ait) ? Stop ? Les Bardenas ont beau constitué une attraction touristique dans le secteur, les gens (majorité d'espagnols et de français) viennent avec leur propre voiture. Pas de quoi développer des infrastructures touristiques. Il y a tout de même des agences organisant excursions, locations de vélos, ... Adresse en poche, je repars en direction du loueur de voiture et pousse un peu plus loin jusqu'à me retrouver en pleine zone d'habitation à dominante pavillonnaire. Assurément, pas un endroit où j'irai implanté une agence d'excursion. Effectivement, il n'y a rien. L'adresse indiquée correspond à l'adresse personnelle du type proposant ces services. Retour à la case loueur, banco pour une journée. Et je ne regrette pas du tout. J'aurai été bien frustrée si j'avais opté pour une autre solution.












Parque de las Bardenas Reales,
40000 ha, aucune habitation, peu de routes, le parc Bardenas Reales constitue l'une des plus grande zone désertique de la péninsule ibérique.
La partie la plus connue est la Bardena Blanca, 1h30 de tour disent les guides. Vous commencez à me connaître, j'y ai passé tout l'après-midi. Je n'ai quitté le parc qu'à l'approche de la fermeture, aux alentours de 20h. Dernières minutes et dernières distances égrenées au rythme des ralentissements, des arrêts sur le bas-côté, des contemplations aux points de vue, des retours en arrière.

Le lendemain matin, je pars en direction d'une autre partie du parc complètement déserte de présence humaine celle-ci. Chemin de terre qui s'écarte de la route principale, contournement de massifs rocheux, traversée de plaines, montée, et j'arrive en surplomb de la plaine de Navarre sur un vaste plateau recouvert de champs de blé.
Puis il est l'heure de rendre la voiture dans un état de poussière avancé et de trouver un moyen d'aller à Bilbao. Bus ? Train ? Pas toujours facile de se faire comprendre et de comprendre. Infos récoltées avec persévérance et au compte-goutte, ce sera finalement le bus.












Bilbao, 
Ville la plus importante du Pays Basque espagnol, Bilbao est située à quelques kilomètres du golfe de Gascogne et est surtout connue pour son musée Guggenheim.
Depuis la construction de cet édifice de blanc et de verre, les projets architecturaux modernes se multiplient le long du Nervion contrastant avec le vieux centre ville, aux ruelles étroites et aux façades colorées.
Deux jours dans la ville : balades de jour et de nuit, découvertes impromptues et bien évidemment the musée.
Les environs de Bilbao ne sont pas mal non plus et il suffit de prendre de la hauteur grâce au funiculaire pour s'en rendre compte. On est au coeur de montagnes  pré-pyrénéennes à dominante de vert.
Le ciel gris et la pluie me poussent à quitter Bilbao et à me rapprocher tranquillement de la frontière française. 
















San Sebastian, 
Ce sera la dernière étape de cette semaine espagnole et je n'y ferai pas grand chose si ce n'est me promener de long en large depuis la plage de Zurriola jusqu'à la baie de la Concha et depuis la baie de la Concha jusqu'à la plage de Zurriola, profiter du soleil et du sable, l'eau est en revanche un peu fraîche pour mon organisme.
Jolie ville balnéaire bourgeoise qui a connu son essor lors de la mode des bains. Elle possède elle-aussi son centre-ville aux ruelles étroites et façades colorées, une constante dans ces villes du Nord-Ouest de l'Espagne, et de belles maisons et demeures le long de la baie de la Concha.