La très très grande majorité ne parle pas anglais. Ils sont en permanence sur leur téléphone (smartphone of course) qu'ils ont toujours à la main, ou parfois autour du cou. Ils ont même développé des coques spéciales avec un anneau pour pouvoir passer le doigt et ainsi avoir toujours leur portable accessible.
Il paraît que pour les jeux de Pékin, on leur avait demandé de ne pas cracher. Je ne sais pas ce qu'il en était avant 2008 mais maintenant qu'ils soient hommes ou femmes, jeunes ou vieux, en débardeur ou en chemise, ça crache en veux-tu en voilà. Parfois trois d'affilée avec le râclement de gorge qui va bien et puis parfois tant qu'à faire on se vide les narines également.
Je n'ai jamais vu autant de balayeurs de rues qu'à Pékin et ils ont de quoi faire car ils jettent tout le temps tout par terre. Par endroit, il y a de grosses poubelles à ciel ouvert. Ils ont bien des poubelles de tri (recyclable et non-recyclable) mais le tri n'est pas vraiment respecté. Les adeptes de la consommation raisonnée et du zéro déchet (donc je commence à faire partie) ont de quoi se rendre malades.
Ici, ils achètent local. Tout est fait "made in China" même les fautes d'orthographe. On voit pas mal de slogans ou d'imprimés en français mais il y a très souvent ou bien une faute d'orthographe ou une tournure maladroite. Cela me fait sourire à chaque fois. Quant au marques occidentales, ils aiment bien porter du Galvin Klein, du Celvin Kelin, du Emporio Ararmani, ... Certaines marques sont détournées comme NIKE qui devient NIEK et se pare d'une deuxième petite virgule à l'intérieur de la première.
Ils commencent apparemment à prendre conscience de certaines choses au niveau du réchauffement climatique et de la pollution mais il ne semble pas vraiment y avoir de politique de santé publique ou d'éducation faite dans ce sens et l'individualisme prime. Pékin et sa grande région, le Hebei, concentre sur une superficie d'un tiers de la France une population de plus de 100 millions d'habitants avec un nombre considérable d'industries et la ville de Tianjin, 4ème ville de Chine et l'un des ports les plus importants de Chine. Parfois, quelques masques protègent certaines bouches et nez mais il s'agit bien souvent de simples masques chirurgicaux, rien de suffisant pour arrêter les particules. Les mentalités sont longues à changer et ne serait-ce qu'à initier : une shanghaienne me disait que le climat avait changé à Pékin depuis plusieurs années, avant il faisait nettement moins moite. Je lui soumets la pollution comme cause, elle me répond "certainement mais pas seulement, le réchauffement climatique aussi !" Mais les deux ne seraient-ils pas liés ????
Les premiers jours que j'étais là, je me suis même demandé s'il savaient ce qu'était un ciel bleu.




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