mercredi 13 mai 2015

Linda Salta,

Je laisse donc la Bolivie derrière moi. C'est un pays contrasté entre tradition et quête de modernité. Entre beauté des paysages et pauvreté humaine. Selon les villes, j'ai l'impression de vivre deux pays. Je quitte Tupiza dans un petit van dont une des roues arrière est sur la corde. Mais c'est pas grave, l'important c'est les deux pneus avant, nous dit-on. Bah voyons !! Les critères ne sont vraiment pas les mêmes. Bon, on va faire confiance !!

Je ne peux avoir en tête que les paysages absolument somptueux du Sud Lipez et du Salar, c'est le spectacle le plus extraordinaire que j'ai admiré. 

Le long de la route qui mène à Villazòn, des roches rouges, des montagnes pelées peuplées de cactus, 1h30 de route sur un strapontin en compagnie de boliviens. Ici, pas d'arrêt déterminé. On s'arrête quand on veut. À se demander parfois où vont les gens qui descendent. 
Un peu de change dollars-pesos argentins à un meilleur taux que j'avais eu au black en Argentine, et c'est parti pour la file devant la douane bolivienne. Ce sera rapide mais j'aurais préféré que le douanier prenne son temps car je me retrouve encore avec un tampon dégueulasse de la Bolivie. Déjà qu'ils sont pas très beaux si en plus ils sont baveux ... La douanière argentine veut connaître toutes mes destinations à venir. Quoi ? Vous trouvez que j'ai trop de tampons argentins ? Vous vous y retrouvez pas ? C'est simple, 5 tampons d'entrée et 4 de sorties. Allez normalement c'est le dernier que vous mettez ! 
Une fois la horde de vendeurs et rabatteurs de compagnies de bus passée, je prends place pour 8 heures dans un bus en direction de Salta. Ce sera mon dernier voyage en bus. Après près de 160 heurs de trajets en bus, je me suis payée le luxe d'un billet d'avion pour revenir sur la capitale argentine. Si j'avais eu le temps, j'aurais pris "le train des nuages" pour rallier Buenos Aires. Il y a très peu de lignes de chemin de fer utilisées en Amérique du Sud (du moins dans les pays où je l'ai fait). En Bolivie, j'aurais pu prendre le ferro-carril entre Sucre et Potosi, bus sur des rails qui emprunte un autre chemin que la route et qui s'arrête dans plusieurs villages, mais je m'y suis prise trop tard. En Argentine, les lignes commencent à reprendre du service. Au Chili, aucune idée. 
Les paysages ici sont aussi superbes, c'est la région minérale de l'Argentine (ou une des) qui donne des couleurs superbes à la roche. Quelques montagnes qui passent montrent un bel échantillon de ce que la nature sait faire. Bien mieux qu'un nuancier de peintre. Arrivée en soirée à Salta, c'est vivant. Quelques empanadas, du tango sans danseurs dans un kiosque, un petit tour de la ville, des vendeurs de rues, des terrasses. 

La journée suivante sera rythmée par une balade dans la ville, entrecoupée d'une longue pause-terrasse sur la place principale de Salta. Ici les églises sont très colorées, les maisons basses, les arbres effeuillés, dans un mois et demi c'est l'hiver. Les cireurs de chaussures viennent proposer leurs services aux clients des restaurants. Les boutiques de souvenirs sont nombreuses dans les rues autour de la place mais peu de gens pour arpenter les trottoirs. On est dimanche.












Ça sent bon Buenos Aires, 

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