[Il fait très beau ici à Salta et je n'ai pas très envie de quitter la terrasse ensoleillée sur laquelle je me suis installée pour déjeuner. Par contre la glace que la dame mange en face de moi me fait assez envie ... "¿ Es posible tener la carta de los postres por favor ?"]
Tupiza c'est en Bolivie, une des dernières villes de Bolivie avant la frontière argentine. Ma dernière ville de Bolivie avant la frontière argentine. C'est aussi ici qu'auraient décidé de mourir, contre leur gré cela étant, Butch Cassidy et Sundance le Kid. C'est un peu le far west, canyons de roches rouges et cactus, ne manque que la musique d'Ennio Morricone.
[Bon bah pas de glace, la dame l'a en fait achetée au marchand de glace à côté "Entonces, un flan con dulce de leche por favor". Et oui, je suis bien de retour en Argentine, le dulce de leche est à nouveau partout.]
Après 6 heures de bus qui en paraissent 10 vu la lenteur du véhicule à monter les pentes, qui représentent une part importante du trajet, pas la majorité puisque nous redescendons à 2500 mètres d'altitude, je suis bien contente d'arriver à Tupiza. Petite ville tranquille, les restaurants italiens sont nombreux, peut-être est-ce dû au nom de la ville. On compte aussi quelques agences se proposant d'excursionner vers le Salar D'Uyuni. Un jour et demi, en mode semi-off, quand même une petite balade le matin dans la quebrada de Palala. Il fait très chaud et le canyon bien plus large que je ne pensais. Mes jambes sont vite fatiguées. Je commence à accumuler une certaine fatigue que je n'arrive pas vraiment à faire disparaître. Au bout de 2 heures et demi de route, nous décrétons le retour. On est quand même peut-être pas loin des 17 bornes aller-retour.
Les paysages sont très différents de tout ce que j'ai vu pour le moment. Difficile de savoir quel pays, Argentine, Chili ou Bolivie, possède les paysages les plus contrastés surtout que malgré mes 3 mois de voyage, je n'aurais pas vu l'entièreté de ces 3 pays. En tout cas je n'ai jamais vu deux fois la même chose mise à part en Patagonie mais l'incroyable étendue sur laquelle se déploye le même paysage est assez époustouflante.
Le retour est pour dans moins d'une semaine [le flan est terminé et la note sous les yeux, pas de doute possible non plus, je ne suis plus en Bolivie]. Il me reste encore une frontière à rallier, une nouvelle ville à découvrir ainsi qu'une autre à redécouvrir. Après 3 mois d'imprégnation en Amérique du Sud, mes impressions de Buenos Aires vont peut-être changer même si j'avais déjà adoré cette ville lors de mon arrivée.





NDLR : changer et non changées.
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