Hier soir dans mon lit, je repense à la nuit précédente passée au "campemento italiano" sur le circuit W du parc national Torres del Paine. Nuit pluvieuse et venteuse mais la tente étant bien installée, nous nous réveillerons relativement au sec. C'était la deuxième et dernière nuit d'un trek qui devait en compter quatre mais le temps très pluvieux et venteux (90 km/h) annoncé pour le jour même et les suivants nous fera rentrer plus tôt sans avoir grimpé à deux des trois points de vue exceptionnel du site. Mais heureusement l'ascension vers le glacier le premier jour de la rando s'était fait sous un beau soleil.
Marcher avec tente (même si je ne la portais pas), matelas, réchaud et bouffe pour 5 jours c'est pas évident, le sac pèse très lourd par moment, à d'autres on l'oublie, à d'autres nos épaules ou notre dos nous rappelle qu'il est bien là. Monter la tente au sec ou sous la pluie, la démonter dans les mêmes conditions, bouffer des bolinos après avoir trouvé une place où poser son réchaud, prendre parfois une douche mi-tiède/mi-froide, se demander toute la nuit si la tente ne va pas prendre la flotte ou ne pas se décrocher sous le coup d'une rafale, remettre des couches supplémentaires dans la nuit parce qu'on a froid, se réveiller à 5 heures du mat à cause du mal de dos et ne se rendormir que par tranche de 20 minutes, c'est, paraît-il, les joies du camping. Je n'ai jamais aimé le camping et je ne pense pas changer sur ce point mais quand la vue est comme cela on fait des concessions.


On voit quand même de tout petits icebergs sur la première photo! Bon courage pour le camping (suis pas une grande fan non plus) mais comme tu dis de tels paysages valent bien des concessions... Alors gave toi les pupilles de beauté!
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